A la face du monde

10 décembre 2008

Attente

Mes amis me disent  : "donne nous la recette de ton optimisme !" et aussi "mais quand vas-tu écrire la suite de ce magnifique blog ?" et je leur réponds "patience, patience, je suis en train de signer une convention afin de me prévaloir de la cosignature de l'Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire, je ne peux pas tout faire". Vous vous en contenterez.

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20 novembre 2008

Réponse collégiale

Très récemment, mon unique lectorat m'écrivit ceci : "C'est marrant que tu parles de chèvres...Pas plus tard qu'hier, l'un de mes collègues s'est écrié, lors d'une conversation téléphonique : "Mais ce n'est pas de ma faute si tu achètes comme une chèvre!". J'avoue, je n'ai pas tout à fait saisi ce qu'il voulait dire. Puisque tu es experte en chèvres (et en dinosaures), peux-tu m'éclairer à ce sujet ?"

Tu as sonné à la bonne porte, Claire, car je suis effectivement experte en chèvres, en dinosaures, en yétis et en blanquettes de veau. Je suis également une amatrice des expressions françaises à décortiquer.
"Acheter comme une chèvre" est à ce titre, un parfait exemple de ce qui fait la richesse de notre noble langue : son histoire riche en fromages.
A l'origine, "acheter comme une chèvre" ou "acheter comme une biquette", selon la région d'origine, était la formule rituelle que les femmes lançaient à leurs maris partant vendre les produits de la ferme sur les marchés. "Ne prends pas froid, ne te fais pas rouler et achète comme une chèvre" était la formule originelle qui fut raccourcie au XIVème siècle pour des raisons marketing que l'on peut raisonnablement qualifier d'abjectes.

Mais par la malpeste, me direz-vous, pourquoi donc cette référence matriarcale à la chèvre ?
Les raisons sont simples : avant d'être un simple animal de ferme producteur de délices tels le chabichou poitevin ou le fameux trou du cru (oui bon c'est au lait de vache mais je pouvais pas laisser passer une occas' pareille), la chèvre était le nom donné à l'animal totem de la France. Son caractère indépendant, sa capacité à se jouer des moindres obstacles sur son parcours ainsi que sa formidable capacité à laisser des crottes partout afin de (littéralement) faire chier ses opposants au plus haut point avaient su séduire nos ancêtres au point de faire de cet ongulé de service un modèle pour tous.  A ce titre, et afin de prouver au monde entier que les Français étaient des êtres intelligents et raffinés, porteurs de "la grande Culture française" (avec les champsses Elyséééés and la bagueeeette and le vin rouge, j'adoooore le vin rouuuuge and les fromaaaages hmmmm les fromaaaages and Paris is sooo romantiiiic !!), ils adoptèrent alors la fameuse habitude de se comporter comme des chèvres. Tout d'abord en s'accrochant des cloches autour du cou, puis en tentant de boulotter tout ce qui passait à leur portée et enfin en mâchonnant  le moindre vêtement de quidam innocent passant à leur portée. Cette amusante manie se révéla particulièrement efficace sur les marchés en ce qu'elle permettait de faire les poches des passants et donc de gonfler habilement son revenu. Acheter comme une chèvre devint rapidement une formule "porte bonheur" pour les français moyens en pleine crise financière comme on en connaissait à l'époque, avant l'invention miraculeuse du libéralisme.

Malheureusement, l'histoire devait venir jeter un voile opaque sur cette belle histoire en emportant avec elle la  période noire de l'Inquisition (tonnerre et grondements, andante molto vivace). Le spectre du diable portant des sabots et un bouc jeta un terrible sentiment de honte sur la France de l'époque. C'en était fini de ces jolis sons de cloches et de cette agréable habitude de se lécher les joues en quête de sel, la chèvre était bel et bien devenue animal satanique. L'expression "acheter comme une chèvre" tomba peu à peu dans l'oubli.
Nos ancêtres choisirent un autre animal comme symbole et oublièrent ce sombre passé. Il est à noter qu'ils portèrent leur choix sur le coq, animal hautement intelligent et ayant lui aussi la capacité à laisser des crottes partout.
Il est bien rare désormais d'entendre cette belle expression et il faut féliciter la culture de ton collègue qui, même en l'utilisant dans un sens inadapté, a su nous faire redécouvrir ce beau moment de notre histoire.

ATTENTION : il a été porté à ma connaissance (par un individu souhaitant garder l'anonymat mais que je souhaite au contraire mettre sous les feux de la rampe : il s'appelle Deninou, applaudissez-le bien fort messieurs-dames) qu'une autre explication est possible. Ton collègue connaissait peut-être une chèvre nommée "pulsivman" et dans la confusion de l'instant il a pu  vouloir dire "tu achètes comme pulsivman". Je vous laisse savourer le  jeu de mots.

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18 novembre 2008

Le yéti, un animal timide

Vous l'avez peut-être lu dans votre magazine ou journal préféré (non, pas Picsou Mag, l'autre), les poils ramenés il y a peu par des scientifiques anglais et censés appartenir au yéti, alias l'abominable homme des neiges (banana na banana na banana split ouh), ne sont en réalité que des poils de chèvre.

Les poils du soi-disant mande barung appartiennent en fait à une espèce d’ongulée (ha ha, l’habile jeu de mots) de chèvre himalayenne, le goral. Au-delà du fait que vous avez trouvé un nouveau mot pour votre prochaine partie de scrabble, soyons honnêtes c'est une bien triste nouvelle. Mais ça ne prouve rien. Le Yéti peut fort bien être une chèvre. Une grosse chèvre, d’accord. Grosse et agressive, au point de se dresser sur ses pattes arrières pour attaquer les frêles victimes de ses sauvages repas («TRRRRREMBLE, BRIN D’HERBE !!! Si tu es salé, c’en est fini de ta courte vie »). C’est possible. Ça peut aussi être une chèvre qui aurait lu M. Seguin et qui aurait envie de se battre, toujours le poing levé, viser la lune ça ne lui fait pas peur. Parce que c’est vachement réducteur de faire des chèvres les victimes passives des pulsions meurtrières des loups, les chèvres sont actuellement (comme toutes les minorités) dans un processus de rébellion contre l’ordre établi, vous verrez que bientôt on va élire un président de mère chèvre et de père légionnaire. Oui elle était facile.

Car tout est possible.  Après tout les oiseaux sont bien les descendants des dinosaures (avec moi les enfants : un T-Rex sur un mur qui picore du pain dur, picoti picota, mord ton cou et t’arrache un bras).

Si le yéti est une chèvre nous pouvons en déduire plusieurs choses amusantes et néanmoins édifiantes :

1) Heidi aurait pu aider son grand père à garder son élevage de yétis là haut sur les alpages et l’histoire aurait pris une toute autre tournure, à mon sens plus intéressante. « Mais où est grand père ? il devait mener les chèvres paître là haut dans le champ de fleurs ! Allons voir, Pierre ! Que la nature est jolie !! Oh une fleur bleue ! OHH ! une fleur jaune !!! OOOOOH ! un bras de grand père ! Là par terre !!! »

2) De même, l’élevage de yétis, malgré les petits inconvénients qu’il entraîne, nous permettrait néanmoins de déguster du fromage de yéti ! « Songe que ce produit totalement bio a couté la vie à 3 petits himalayens avant d’atterrir sur ta table, alors arrête ton caprice et finis ton fromage, veux tu ? »

3) Le poil de yéti-goral étant nouveau, on ne tardera pas à découvrir des pulls à motifs sur les podiums : « Alexander, parlez-nous de votre collection automne hiver ! Oh alors j’ai voulu travailler des matières à la fois douces et brutales, vous voyez, qui collent au plus près à la femme moderne, tournée vers l’environnement mais qui sait aussi se battre dans son environnement professionnel, si besoin en démembrant ses opposants. Chaque femme est un soleil, vous savez. »

4) Si le yéti est une chèvre, je me demande s’il est soumis aux nombreux problèmes de mammites… Je me demande si on trouvera un vétérinaire pour les soigner, le cas échéant. Si jamais on pourrait en faire une émission de télé réalité : « 8 participants, une montagne dangereuse, une chèvre agressive et une seule seringue hypodermique… Qui sauvera le yéti ??? »

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10 novembre 2008

Le spider solitaire : arme de destruction massive ?

En ces temps troublés où l’on ne sait plus très bien si la fourchette télescopique pourrait être un cadeau sympa pour tonton Roger à Noël ou si ah oui mais non, en fait j’ai trouvé le monokini vert de Borat pour Mamie Ginette, elle va adorer, il est temps pour moi de crier à la face du monde le danger insidieux qu’est le virus spider solitaire.

Alors que moult campagnes publicitaires nous enjoignent à ne plus fumer parce que c’est très mauvais pour notre haleine, à ne plus boire car ça remplit trop les services d’urgence et à ne pas se droguer parce que ça encourage les pays pauvres à se développer sans l’aide des ONG (ce qui n’est pas très sympa), le gouvernement laisse à notre portée un danger bien plus pernicieux : les jeux sur l’ordinateur. (Qui a répondu « Vulcania » ? Sortez immédiatement.)

Qu’est-ce qu’un ordinateur ? Parce qu’il existe des gens pour qui utiliser une machine n’inclut pas forcément de comprendre son fonctionnement (d’après un récent sondage il apparaît que c’est le cas de 99% de la population*) (87 % déclarent « ne pas s’en porter plus mal », 6% déclarant que « c’est l’œuvre du malin », 4 %  déclarant « y’a une super ambiance ici, non, t’es déjà venu ? » et 3% ne souhaitant pas se prononcer) voici la rapide définition de l’ordinateur : « ustensile électrique à lettres et boutons, permettant de découvrir Windows, source de joie et d’épanouissement pour toute la famille ». A ceux qui me rétorqueront que les Mac existent aussi et que « Linux c’est vachement bien, ça ne plante jamais » je répondrai que c’est la preuve qu’ils n’ont aucun goût du risque et de l’entreprenariat, qui sont pourtant les valeurs maîtresses de notre système économique global. Et aussi qu’ils manquent une sacrée partie d’fun.

Sur l’ordinateur se trouvent des jeux dont le fameux Spider solitaire. Sous ses dehors bonhommes se cache une arme de destruction massive que même Saddam il aurait aimé en avoir du temps où il en avait pour nous tuer. Le principe est simple : en vous faisant réaliser une réussite en alternant cartes noires et rouges mais pas tout le temps, seulement si elles se suivent tu vois sinon t’es bloqué, vous êtes victime du plus puissant virus au monde. Toute partie entamée déclenche dans votre cerveau la production d’enzymes alphacarotènides (plus connues sous le nom de « j’y arriverai dussè-je devenir une carotte ») qui vous entraînent dans la déchéance la plus complète, vous coupant de vos amis, de votre famille et même de votre phacochère que vos parents vous ont offert à Noël et que vous aviez promis de sortir promener tous les soirs.

Ne commencez pas à jouer à spider solitaire. Même si vous êtes jeune et en rébellion totale contre le système au point de mettre des pantalons serrés qui détruiront à jamais votre image de mâle et vos parties intimes. Même si vous êtes Chuck Norris. Si. J’insiste. Même Chuck Norris. Car vous jouerez. Et vous perdrez. Et vous jouerez encore. Et vous perdrez. Et vous jouerez. Et vous tomberez dans la déchéance la plus totale. Car il n’est pas possible de dépasser le taux de 7% de réussite. Et personne ne pourra vous raisonner quand vous tenterez quand même de le dépasser en hurlant « Je ne suis pas dépendant je fais ça pour m’amuser, t’entends ??? POUR M’AMUSER J’TE DIS ». Vous finirez par tuer Jean-Michel, votre phacochère bien aimé parce qu’il avait essayé de bouffer votre souris.

Malheureusement, aucune cure de désintoxication n’est encore venue à bout de cette terrible maladie (reconnue depuis peu maladie professionnelle à la Poste et dans la Fonction Publique).

 

* (d’ailleurs, perso, je ne sais pas comment des images apparaissent à la télé ni comment des 0 et des 1 peuvent se transformer en blog mais ça ne me tracasse pas au point de me réveiller la nuit, terrorisée en hurlant « comment ??? comment ??? »)

 

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06 novembre 2008

Les vagues scélérates : un truc qui fait peur

J’avais déjà évoqué leur existence dans le message sur « la fin des dinosaures : mensonge d’état » que seuls quelques happy few ont eu la chance de lire (rapport au fait que ça collait mal avec le reste des messages sur l’anpe, toussa), il est temps maintenant de vous révéler ce mystérieux phénomène que sont "les vagues scélérates". Tatatataaaaaam.

Les vagues scélérates, c’est un truc que les marins racontent depuis des siècles, sauf qu’on les a jamais crus sauf  jusqu’à y’a pas longtemps (construction de phrase libre, le français est une langue vivante qui se réinvente chaque jour).

En gros, les marins, quand ils étaient dans les bars le soir à gueuler « du rhum des femmes et d’la bière nom de dieu » et à bouffer des frites dans le port d’Amsterdam, des fois ils racontaient qu’ils avaient failli finir noyés à cause d’une espèce de grande vague, aussi grosse que les plus gros bateaux de l’époque et que c’était complètement fou, que plein de bateaux remplis d’or avaient coulé avec tout leur équipage à cause de ça. A l’époque, reconnaissons-le, on les croyait moyen. Déjà parce que les marins dans les bars, niveau crédibilité on a connu mieux. Il est prouvé grâce à des tests hautement scientifiques que quand un marin entre dans un bar, le taux moyen d’alcoolémie de celui-ci augmente d’en moyenne 2,7 gr/l. Et puis le coup des bateaux remplis d'or on nous l'a déjà fait, en général on tombe sur 3 amphores et une boussole, bonjour la déception.

En plus, leurs histoires de cachalots géants et de bonnes femmes à queue de poisson, franchement, ça n’a jamais aidé à leur faire confiance à fond (sauf si votre consommation de rhum est inhabituellement élevée et que vous êtes influençable) ou alors il faut avoir 5 ans. Et avoir bu. Et être influençable. Et autant vous dire que les enfants influençables ça commence à devenir rare. Enfin bref, le coup d’une vague géante, franchement, c'était bien sympa mais ça cassait pas 3 pattes à un canard. Rapport au fait que ben oui, en mer, y’a des vagues, et c’est pas parce qu’on n’est jamais allé vers le Cap Horn qu’on est complètement ignare, ils ont une façon de te raconter des trucs, des fois, j’vous jure, à croire qu’ils ont tout vu et tout fait… Donc, oui, en mer, il y a des vagues, voire mêmes de très grosses vagues quand il y a du vent et qu’on est à Biarritz. Ou à Sète et qu'on a bu et qu'on est influençable en plus d'avoir 5 ans. Bref, les vagues, c’est comme qui dirait une composante de base de l’élément marin, avec les algues, les embruns et les mouettes insupportables. Et les trucs visqueux à tentacules. Ah oui, et l'eau salée.

 

Mais quand on leur disait ça aux marins, ils s’énervaient et en vous projetant leur crochet en acier qui leur sert de main sous l’œil vous assènaient un « Non, moi je te parle d’une graaaaande vague, une vague qui arrive toute seule, sans raison et qui te détruit un navire, matelot, hissez ho ! ».

Que pouvons-nous conclure de tout cela ? D’une part, qu'il est assez naïf de croire que tous les marins ont des crochets à la place des mains, rapport au fait que pour tirer sur les cordages ou barrer le navire ça doit pas être hyper pratique. D’autre part que tous les marins ont une façon bien à eux de conclure leurs phrases, qui est un peu pittoresque mais qui manque de naturel, enfin c'est un avis personnel.

Enfin, que cette histoire de vague traitresse c’est encore un truc qu’ils avaient pour se la ramener et piquer toutes les morues intéressantes du bar.

 

Pendant bien longtemps, on a donc réduit cette histoire de vague à une private joke entre marins qui, c’est bien connu, ne sont pas les derniers pour la déconne, quand l’un d’entre eux manquait à bord c’est qu’il était mort. Mais c’est un autre sujet.

 

OR, et j’attire votre attention sur le fait que j’ai écrit « or » en majuscules, il se trouve que les vagues dont parlaient les marins existent et qu’elles ont un nom qui claque, mais franchement, niveau marketing on sent qu’ils ont bossé le truc : ça s’appelle les Vagues Scélérates.

 

Scélérates, je sais pas pour vous mais moi ça m’évoque de suite les traitres, les comploteurs, les Iznogoud qui vous font des crochets dans les jambes quand vous avez les bras chargés de paquets, voire les profs de lettres d'hypokhâgne mais je m'égare, bref ça évoque les trucs vicieux. Eh ben c’est exactement ça.

Une vague scélérate, c’est une vague qui arrive comme ça, sans raison, qui peut faire jusqu’à 30 mètres de haut et fracasser un navire géant comme si c’était une brindille, bref, c’est plus fort que Superman parce qu’en plus d’être fort, eh ben c’est vicieux. Et Superman n'est pas vicieux. Il aime les collants serrés, c'est tout.
Si on fait comme tout le monde et qu’on cite Wikipedia, on pourra découvrir que « les vagues scélérates se forment sans raison évidente. Elles sont souvent décrites comme un mur d'eau qui vient heurter le navire, contrairement aux vagues « normales » qui montent en pente relativement douce, permettant aux navires de passer par dessus. Des vagues scélérates ont été observées dans tous les océans du monde, qu'il y ait ou non des courants importants en surface. Les vagues scélérates peuvent atteindre des hauteurs de plus de 30 mètres et des pressions phénoménales. Ainsi, une vague normale de 3 mètres de haut exerce une pression de 6 tonnes/m². Une vague de tempête de 10 mètres de haut peut exercer une pression de 12 tonnes/m². Une vague scélérate de 30 mètres de haut peut exercer une pression allant jusqu'à 100 tonnes/m². Or, aucun navire n'est conçu pour résister à une telle pression. » Vous avouerez que c'est quand même mal conçu, un bateau, moi j'ai jamais eu confiance en un truc qui flotte, de toute façon.

Attention, contrairement à ce que pourraient avancer les esprits chagrins, la vague scélérate n’est PAS un tsunami. Elle apparaît en pleine mer et n’est pas le résultat d’un séisme ou quoi que ce soit. Pour tout vous dire, je n’ai pas bien compris comment ça se formait et très honnêtement, les scientifiques non plus. En tous cas ils ne sont pas d’accord, comme d’hab’, quoi. De toute façon, ils n’avaient qu’à croire les marins au lieu de faire leurs scientifiques, à grands coups de « mais enfin, on en aurait entendu parler, avec des sources vérifiables que diantre ! » parce que les marins l’avaient dit, y’avait qu’à les écouter. Quand on avait 5 ans. Et qu'on avait bu. Et qu'on était influençable.

En tous cas, depuis qu’ils s’y sont intéressés ils ont découvert le phénomène dit des « trois sœurs ». Il s'agit de trois vagues scélérates successives, ce qui est plutôt vicieux, parce que si un bateau peut résister à une vague scélérate, à deux vagues scélérates pour une valeur de cent soixante mille francs Maryse, il ne peut pas résister à trois vagues, ce qui est dommage, je trouve, ça manque de panache…

Par contre, en ce qui concerne les femmes-poissons et les cachalots géants où on peut vivre dedans, je crois que c’est des conneries.

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24 octobre 2008

La fin des dinosaures, mensonge d'Etat ?

L'heure est grave.
Quand la crise financière devient mondiale (même si personnellement je sais que la France ne sera pas touchée, rapport aux Alpes qui sont une frontière naturelle hyper efficace), on tente de nous faire oublier un drame terrible couvert par un odieux mensonge d'état !

Ce drame atroce, fondamental dans l'histoire de l'humanité est pourtant largement ignoré dans les publications des grands groupes médiatiques français (pour les autres je sais pas mais français j'ai vérifié). Ce drame atroce lequel est-il ? me direz-vous, inquiets et fébriles petits êtres inconscients des vicissitudes et turpitudes abjectes de ce monde cruel. Je vais vous répondre car je suis gentille et que j'ai très envie d'en parler. Prêts pour la révélation de votre vie ? Que les âmes sensibles s'éloignent, seuls les esprits forts peuvent être capables d'assumer le choc de ma révélation. Car ce drame immonde que notre esprit se refuse à admettre n'est autre que :

LA DISPARITION DES DINOSAURES.     

 

Car on nous ment. J’affirme ici que le gouvernement nous cache la vérité quant à la disparition des dinosaures qui étaient je le sais des animaux adorables, juste un peu facétieux quant au nombre de dents pointues comptabilisables sur une mâchoire. A coups de documentaires pseudo-scientifiques du dimanche après-midi où le public lambda est pris en traître à l’heure de la sieste (c’est ça ou Texas Ranger, ou pire Vivement dimanche), on nous assène des contre vérités détestables. Comme quoi ce serait un astéroïde qui aurait tué les dinosaures. A coups d’arguments plus que douteux (« si, si, c’est possible, même que ça ferait un gros trou ! ») on nous explique que ces merveilles de la nature ont été exterminées à cause d’un caillou.

 

Déjà, moi, j’y crois pas trop, rapport à la fréquence somme toute moyenne des astéroïdes reçus sur terre. Ensuite, j’ai déjà été victime d’un jet de caillou et j’en suis pas morte. Et ça m’a pas fait de trou, juste une petite égratignure et j’ai même pas pleuré. Pas trop, quoi. Et enfin, last but not least, qu’on nous le trouve ce gros trou, hein, si vous êtes si forts ! Et là, comme par hasard, pas moyen de mettre la communauté scientifique d’accord. Bon, reconnaissons que mettre une communauté d’accord sur un sujet est chose difficile, alors si en plus c’est une communauté de chercheurs, j’admets que l’ambition dépasse la résolution de l’ONU de garantir une paix mondiale. Mais en tous cas, notez avec moi que personne n’a pu trouver un gros trou avec un panneau stipulant « Chemin patrimonial : sur les pas de la comète qui a fait disparaître les brontosaures ». Un coup ça serait dans le golfe du Mexique, un coup en Sibérie, un coup en Antarctique. Toujours dans des endroits où COMME PAR HASARD on ne peut rien vérifier.

Moi je me souviens qu’étant petite, naïve et influençable, j’ai cru à cette théorie, d’autant que c’était un monsieur barbu qui l’avait expliqué à la télé (et les barbus sont convaincants comme chacun sait). Même si un doute m’avait effleuré à l’époque (Jurassic Park venait de sortir et j’avais bien vu la taille des T Rex, et croyez moi, il fallait une putain de comète pour les achever), j’étais trop jeune pour remettre en question l’ordre établi sur TF1. 

Des années plus tard, toujours en quête d’informations sur ce mystérieux mystère, j’ai eu grâce à un indic, l’occasion de découvrir le contre-courant qui malgré les tentatives d’étouffement de l’état avait réussi à produire un document expliquant leur version des fait. Cet indic m’avait alors contactée par téléphone et avertie avec le message codé suivant « Cet aprèm à 14h, y’a une rediffusion d’un reportage qui explique comment les dinosaures sont morts. »   

Submergée par l’émotion, je pus néanmoins remercier chaleureusement mon indic et lui verser sa contribution pécuniaire tout en prenant note d’une seconde information renversante sur le sujet tabou des vagues scélérates, sujet que j’aborderai je l’espère très prochainement, si le gouvernement ne m’a pas supprimée d’ici là.

A l’heure dite j’étais devant ma télévision, le cœur débordant d’espoir et une tasse de café à la main. Et LE reportage arriva. Reportage anglais sur le Parc de Yellowstone. Sidérée que l’information nous vienne d’Outre-manche, je rejetai pour un instant mes griefs envers les anglais qui colonisent nos belles campagnes (au point que l’Intermarché du coin passe des annonces en Anglais, oui, en Anglais, vous m’avez bien lue ! Au mépris de notre chantant patois poitevin !! C’est révoltant) et j’ouvrai grand mon esprit à la vérité.

Si les dinosaures ont disparu, c’est parce que le parc naturel de Yellowstone est en réalité la caldeira d’un supervolcan qui a éclaté PILE AU MOMENT de la disparition des dinosaures. Le volcan était tellement gigantesque que son éruption a déréglé le climat mondial et réveillé d’autres volcans et supervolcans sur terre, provoquant une méga explosion mondiale !!!

Même les T Rex et les Brachiosaures n’avaient aucune chance. Parce qu’un volcan j’en ai déjà vu et j’ai vu les éruptions à la télé, et ça je peux vous dire que c’est grave. Déjà la lave ça vous brûle (je suis allée à Pompéi, je sais de quoi je parle) et ça vous carbonise et en plus les cendres vous étouffent !!! En plus ça provoque des tsunamis. Donc les dinosaures n’avaient aucune chance. Adieu monsieur l'astéroïde qui fait des trous, vous ne faites pas le poids.

 

Je vous mets là quelques liens vous prouvant ce que j’affirme au péril de ma vie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Supervolcan et j’irai même jusqu’à citer le reportage « Supervolcano » de la BBC (encore des anglais, ça cache quelque chose…) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Supervolcano_(film) . Comme vous le constatez vous-mêmes, les liens viennent de Wikipedia donc c’est du sûr et du solide.   

Il y a aussi ça : http://www.sgtech.ca/volcan.htm et puis http://forums.futura-sciences.com/geologie-catastrophes-naturelles/9099-super-volcan.html où des gens discutent du reportage et où l’on apprend que le terme « supervolcan » est inexact et qu’il faut lui préférer le terme de « caldeiras ignimbritiques » qui a le mérite d’être vachement plus classe mais qui marque moins les esprits. Citons encore http://yopen.fr  qui sous des dehors gracieux et chatoyants a le mérite de dénoncer plusieurs scandales majeurs des derniers siècles.

  Vous savez maintenant la vérité. A vous de la diffuser, pour ma part j’ai choisi d’écrire sous un pseudo pour ne pas être retrouvée et je connais deux ou trois abris dans le maquis en cas de problème. Diffusez-ce message à au moins 10 personnes de votre entourage, sachez que si vous ne le faites pas vous risquez de mourir dans les 48h. Ce n’est pas une blague ! Sarah M. ne l’a pas fait et son chien l’a dévorée vivante. Yvan G. ne l’a pas fait et sa maison a pris feu avant qu’un avion ne s’écrase dessus, provoquant une explosion. Vous savez ce qui vous reste à faire.

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